Au pays de Candy Crush et de Spotify, savoir décrocher des écrans est une « obligation morale », voire l’expression d’un statut social. Après avoir embrassé sans réserve l’hyperconnectivité, les Suédois prennent un (modeste) pas de recul. Un reportage de Tristan Péloquin et de François Roy dans La Presse. • Au risque de passer pour un « homme d’âge mûr en pleine panique morale », le ministre des Affaires sociales et de la Santé publique de Suède, Jakob Forssmed, a compris qu’il devait agir lorsque des hôpitaux lui ont rapporté des « témoignages très troublants » liés à l’utilisation des téléphones par les patients. Il a commandé à son agence de santé publique une grande étude sur l’impact des habitudes numériques des adultes sur la santé des enfants. • Figure connue du journalisme suédois, Erik Galli, 34 ans, a touché à beaucoup de sujets délicats au cours de sa jeune carrière. Il a subi des interventions en chirurgie plastique et s’est injecté des produits amaigrissants du marché noir devant la caméra. Se priver de son téléphone pendant 60 jours a été, de loin, l’expérience « la plus traumatisante » de sa vie, assure-t-il.
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