Dans le domaine de l’humour, les rares filles des générations précédentes à monter sur scène hésitaient à se dire féministes. Il en va autrement aujourd’hui, alors que nombre d’humoristes affichent haut et fort leurs couleurs politiques, peut-on lire sur Actualités UQAM. Les textes qui composent le collectif Les féministes n’ont pas d’humour: une idée reçue qui a fait son tempsproposent, dans la première partie, des analyses ciblées sur certaines formes d’humour privilégiées par les femmes (bande dessinée, art clownesque), les thématiques qu’elles osent aborder (la maternité, les agressions sexuelles), les défis spécifiques auxquels elles font face ou des œuvres littéraires qui ont fait école pour leur humour et leur ironie. La deuxième partie donne la parole à des artistes qui, sous forme de témoignage ou d’œuvre humoristique, illustrent comment il est possible d’arrimer humour et féminisme. L’ouvrage paraît sous la direction de Sophie-Anne Morency, doctorante et chargée de cours au Département de sociologie, et Jeanne Mathieu-Lessard, enseignante et chercheuse en études littéraires. La chargée de cours de l’École supérieure de théâtre Marie-Claude Garneau figure également parmi les autrices de ce collectif publié chez Somme toute.