Six mois plus tard, toujours peu de mandats pour le «top gun» de l’éducation


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Six mois après l’arrivée de Lucien Maltais à la tête de l’Institut national d’excellence en éducation (INEE), le champ d’action de la société d’État demeure bien limité, celle-ci tardant à former son conseil d’administration, rapporte Le Devoir. Une situation que dénoncent des experts et deux parents qui se posent des questions sur l’efficacité de Québec dans ce dossier. Le 28 juillet dernier, l’ancien dirigeant du Centre de services scolaire (CSS) des Chênes, à Drummondville, est officiellement entré en fonction comme président-directeur général de l’INEE. Son salaire annuel s’élève à 209 651 $, indique l’institut. Créée dans le cadre d’une réforme menée par l’ancien ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, la société d’État doit notamment servir à dresser une synthèse des connaissances scientifiques disponibles, au Québec comme ailleurs, « concernant la réussite éducative et le bien-être des élèves ». Elle pourra ainsi déterminer « les meilleures pratiques » pouvant inspirer nos écoles, mentionne la loi encadrant cet institut. Depuis, neuf personnes ont été transférées du Conseil supérieur de l’éducation à l’INEE en novembre dernier. Le conseil d’administration de l’INEE, qui devra compter à terme 13 membres, n’en contient cependant actuellement que deux, soit Lucien Maltais et le président de cette instance, Pierre Collerette, qui a été nommé la semaine dernière par le Conseil des ministres. Ainsi, six mois après l’entrée en fonction de M. Maltais à sa tête, l’INEE fait du surplace, puisque les « grandes décisions et les grands encadrements » devront être adoptés par son conseil d’administration, lorsque celui-ci aura été formé, confirme la conseillère aux communications de la société d’État, Patricia Faucher. L’adoption d’un budget et d’un plan d’effectifs devra donc attendre.