Ce n’est pas d’hier qu’on imagine des hôtels en orbite, des serres sur la Lune ou des habitations sur Mars. Mais une colonie autosuffisante a forcément besoin de familles, ce qui nécessite pour des humains de se reproduire. Pourtant, la sexualité n’a jamais été un objet d’étude prioritaire depuis les débuts de la conquête spatiale. Simon Dubé, chargé de cours au département de sexologie, a consacré ses études supérieures à tenter de convaincre les agences spatiales de s’intéresser à la question, rapporte Radio-Canada. Pour lui, la pudeur de la NASA va au-delà d’une simple question de priorités. « Ça fait des décennies que les chercheurs et les chercheuses demandent aux agences spatiales de s’intéresser à cette question-là. Et à date, la réponse est toujours non
», déclare-t-il. L’agence est financée avec des fonds publics et l’idée d’étudier la sexualité humaine dans l’espace pourrait déplaire aux contribuables américains. Officiellement, la NASA n’a donc jamais posé de questions intimes aux centaines d’astronautes qui se sont succédé à bord des navettes ou dans la Station spatiale internationale (SSI).