Se serrer la ceinture dans les classes


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Des étudiant(e)s en enseignement à l’UQAM témoignent d’un « manque de ressources » lors de stages au secondaire en pleine période de revendications citoyennes sur le financement de l’éducation au Québec, rapporte Montréal Campus. « [Le problème], ce n’est pas juste un accès aux orthopédagogues. C’est aussi le budget pour les matériels », exprime Guillaume Amice, étudiant de troisième année au Baccalauréat en enseignement secondaire à l’UQAM. Il a décidé d’effectuer ses stages au sein d’écoles publiques défavorisées de Montréal. Une levée de boucliers populaire a mené à la réinjection de 540 millions $ en éducation de la part de Québec en juillet, un montant considéré insuffisant par des mouvements citoyens comme Uni-es pour l’École. « C’est toute la classe qui va payer le prix, dont l’enseignant », se désole Adam Pétrin. Il explique que l’annonce de restrictions budgétaires de 570 millions $ par le ministère de l’Éducation en juin dernier aurait freiné des centres de services scolaires (CSS) dans leur embauche de TES. En date du 22 septembre, près de 1300 postes au sein du personnel de soutien scolaire étaient vacants au Québec selon le tableau de bord du ministère de l’Éducation. « On reçoit des commentaires de parents qui ont des enfants TSA [trouble du spectre de l’autisme] qui se retrouvent sans services », déplore-t-il. Il explique que c’est l’enseignant(e) qui devra prendre en charge les jeunes qui nécessitent des interventions s’il n’y a pas de TES. Ainsi, l’enseignant(e) « ne pourra pas donner de matière » au reste de la classe, puisqu’il ou elle sera trop occupé(e), selon lui.