La chargée de cours en sociologie et en études féministes, Sandrine Ricci, a publié un article issu de sa thèse : Le concept de culture du viol, héritage de luttes contre les oppressions patriarcales et racistes dans Nouvelles Questions Féministes, Vol. 44(1), pages 97 à 113. Le régime actuel de visibilité des violences sexuelles a attiré l’attention sur les multiples expressions de la culture du viol, incitant à questionner les significations et les origines du concept. Cet article en situe la genèse dans une histoire longue de la politisation de la violence sexuelle. S’attachant à (re)mettre en lumière les praxis féministes ayant conduit à la conceptualisation de la culture du viol, l’autrice aborde des enjeux plus larges, liés à la transmission des savoirs et des mémoires féministes. Une première partie traite de l’héritage des féministes radicales états-uniennes des années 1970, dont le travail combatif révolutionnaire présente toutefois des défis pour quiconque utilise le terme « culture du viol ». La seconde partie souligne l’importance des luttes antiracistes dans l’émergence de l’idée de culture du viol et le renforcement de son potentiel transformateur. Un autre article issu de son travail avec les collègues de la Chaire de recherche sur les violences sexistes et sexuelles en milieu d’enseignement supérieur a été publié dans SageJournals.