Des cégeps ont sabré à contrecœur leurs programmes sportifs cet automne, forcés de réduire leurs dépenses en raison des restrictions budgétaires imposées par Québec, rapporte La Presse. Le sport étudiant est pourtant un important levier pour la réussite scolaire, rappellent les établissements. Au collège Montmorency, deux équipes ont été supprimées, soit l’équipe de golf et l’une des deux équipes de badminton, faute de budget. L’établissement a choisi les équipes avec le moins d’élèves inscrits, explique Danielle Malkassoff, directrice des services aux étudiants et à la communauté au collège Montmorency. La décision n’a pas été facile, mais le cégep voulait surtout éviter d’augmenter les frais facturés aux élèves, ajoute-t-elle. « Pour nous, ce qui est important est l’accessibilité », souligne Mme Malkassoff. Des choix difficiles ont aussi été faits au cégep de Victoriaville. « L’exercice budgétaire a été compliqué, il fallait couper », raconte Caroline Charland, responsable des sports et du programme Vulkins au cégep de Victoriaville. Jusqu’à maintenant, les impacts sont surtout ressentis par son équipe, qui a réussi à limiter le plus possible les répercussions sur les élèves. N’empêche, le préparateur physique, qui prépare les programmes de performance pour les élèves, a vu ses heures de travail réduites, raconte Caroline Charland. Tous les cégeps à qui nous avons parlé sont catégoriques : si les restrictions budgétaires se poursuivent l’an prochain, les conséquences pour les élèves seront beaucoup plus importantes. Le collège Ahuntsic, lui, n’exclut pas d’augmenter certains frais facturés aux élèves. « Il y a plusieurs collèges qui s’en vont dans cette direction », affirme Sophie Beauregard, conseillère en communication au collège Ahuntsic. Au Québec, près de 12 000 élèves du réseau collégial font partie d’une équipe sportive, selon le rapport annuel du Réseau du sport étudiant du Québec 2023-2024.