Au dépanneur, il faut une preuve d’âge pour acheter des billets de loto. En ligne, les barrières sont à peu près inexistantes pour empêcher un mineur de visiter le site de son choix, même ceux qui lui sont interdits, dont Instagram et TikTok. Des experts montréalais des technologies proposent une solution éprouvée ailleurs pour corriger la situation et pour aider les parents à reprendre le contrôle du temps d’écran de leurs enfants, rapporte La Presse. Ce groupe de professionnels des technologies et du marketing s’inquiète du manque d’encadrement au Canada de l’accès par les mineurs à des plateformes numériques. En théorie, elles ne devraient pas les accepter, mais en réalité, elles ne font pas grand-chose pour empêcher les plus jeunes de se connecter. « Le problème n’est pas difficile à expliquer », dit en entrevue avec La Presse Daniel Robichaud, un des membres de ce groupe, qui a notamment œuvré chez Intel dans le passé sur des solutions de sécurité informatique. « Les réseaux sociaux sont interdits aux jeunes, mais tout le monde triche. On veut corriger ça, en automatisant le processus d’estimation de l’âge des internautes grâce à une solution simple, qui ne prendra pas cinq ans à être mise en place. » M. Robichaud cite en exemple quelques solutions qui existent déjà et qui font leurs preuves ailleurs dans le monde. Par exemple, la société k-ID de Singapour a mis au point un outil qui se base sur une photo du visage de l’utilisateur pour estimer son âge. Cet outil est utilisé avec succès par l’Australie, qui a adopté une loi obligeant à vérifier l’âge des utilisateurs avant de leur donner accès aux réseaux sociaux et à de nombreux autres sites.
• Accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans : « Mais papa, toutes mes amies sont là-dessus ».