Lancé début octobre par OpenAI, le nouveau réseau social Sora 2 a suscité la stupéfaction en permettant à quiconque de se mettre en scène dans des vidéos ultraréalistes générées par l’intelligence artificielle. L’homme d’affaires François Lambert y a vu une occasion de marketing, malgré les immenses risques de dérapage. Son expérience soulève des questions sur les frontières de l’identité. Un dossier de Tristan Péloquin dans La Presse. L’homme d’affaires François Lambert a donné son image à l’IA, pour le meilleur et pour le pire. Georges Azzaria, professeur de droit de l’Université Laval qui s’intéresse à l’IA, croit que les règles juridiques bien établies en matière de consentement protègent d’une certaine façon M. Lambert contre des abus de son image sur Sora. « Un consentement, ça ne peut jamais être total lorsqu’il est donné à l’avance, parce que dans sa définition même, le consentement doit être libre et éclairé », explique-t-il. Sauf que le réalisme de Sora 2 brouille les règles juridiques en transférant aux utilisateurs le contrôle de l’image d’un tiers, souligne-t-il. « Tout à coup, on ajoute une couche de vie privée aux questions de droit d’auteur qui étaient inhérentes à l’IA générative plus classique. Il y a une question d’identité qui apparaît derrière tout ça », résume le juriste. Avant même son lancement, Sora 2 a provoqué une immense levée de boucliers de la part des agences d’artistes qui représentent les plus grandes stars hollywoodiennes.
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