Réforme en santé : La valorisation de l’enseignement assure une relève essentielle


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Le conflit qui oppose le gouvernement et les fédérations médicales fait les manchettes depuis plus de six mois. Au-delà des enjeux qui ont mené à des moyens de pression historiques cet automne, l’affrontement a mis en lumière une réalité inquiétante : l’enseignement médical et la recherche sont en voie de devenir des victimes de la réforme. Un texte de Daniel Jutras, recteur, Université de Montréal ; Sophie D’Amours, rectrice, Université Laval ; Jean-Pierre Perreault, recteur, Université de Sherbrooke ; Deep Saini, recteur et vice-chancelier, Université McGill, publié dans La Presse. La position des universités a toujours été claire : les enjeux de rémunération, les cibles de performance et les priorités en matière de soins ou de patientèles doivent être tranchés par le gouvernement et les fédérations médicales. Cela dit, dans la mesure où ces discussions touchent à des éléments qui relèvent de leurs missions, les universités ont une contribution importante à apporter. Depuis le dépôt du projet de loi 106, les quatre facultés de médecine du Québec ont exprimé ces préoccupations à plusieurs reprises : mémoires et témoignages en commission parlementaire, déclarations publiques, échanges avec les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur. Chaque fois, notre message était le même : pour assurer la pérennité du système de santé et la formation d’une relève de qualité, le gouvernement doit reconnaître et valoriser les activités d’enseignement et de recherche, et éviter qu’elles ne soient reléguées à l’arrière-plan d’une réforme qui vise avant tout la prise en charge et les rendez-vous en clinique.