Quel avenir pour la lecture ? : Les jeunes lisent… autrement !


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On sait combien de temps les jeunes passent devant leurs écrans : selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), environ le quart (27 %) des jeunes du secondaire y consacrent quatre heures ou plus par jour pour des activités de loisirs en semaine. Cette proportion augmente à près de 50 % la fin de semaine. Et la lecture ? Difficile à dire, rapporte La Presse. En France, les plus récents chiffres du Centre national du livre confirment un décrochage à l’adolescence. Si 83 % des jeunes Français de 7 à 12 ans disent lire pour le plaisir, cette proportion baisse à 62 % entre 16 et 19 ans. Le portrait de la lecture chez les jeunes est « complexe », dit d’emblée Amélie Lemieux, professeure au département de didactique de l’Université de Montréal. Pour bien des jeunes, image la professeure, TikTok est « une job à temps partiel » à laquelle ils consacrent 20 heures par semaine. Or, « il y a aussi des mots qui se retrouvent [sur cette plateforme] », rappelle la professeure. « On n’est plus dans les pratiques de l’écrit et de la lecture telles qu’érigées avant l’internet », ajoute Mme Lemieux. Mais toutes les lectures se valent-elles ? Tout dépend de l’intention, dit Myriam Fontaine, orthopédagogue et professeure au département d’éducation et formation spécialisées de l’UQAM. « Je ne pense pas qu’il faut être fermé à quelque forme de lecture, mais il faut viser la lecture de textes variés », explique-t-elle. « La lecture, ce n’est pas toujours avoir un roman dans les mains », précise Mme Fontaine, en appelant à « plonger les jeunes dans de vraies situations », par exemple en leur faisant faire des recherches sur un sujet précis.