Québec impose des balises pour l’usage de l’IA dans la fonction publique


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Le ministère québécois de la Cybersécurité et du Numérique (MCN) adopte des mesures afin d’encadrer l’utilisation de l’intelligence artificielle générative (IAG) par les organismes publics, rapporte La Presse canadienne. Ces balises s’inscrivent dans les meilleures pratiques, selon des experts, qui redoutent tout de même une mise en œuvre difficile. Quelques jours avant Noël, Québec a annoncé dans un communiqué l’entrée en vigueur d’une « indication d’application ». Ce document contient des mesures pour l’usage de l’IAG dans l’administration publique. Elles englobent, entre autres, la protection des données, la formation du personnel et les critères à considérer pour choisir les cas d’usage de l’IAG. Le document prévoit aussi un cadre de gouvernance, la gestion de risques et des mesures de contrôle. En plus de cette indication, le MCN a aussi fait une mise à jour de son « énoncé de principes pour une utilisation responsable de l’intelligence artificielle par les organismes publics ». Un professeur au département informatique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Sébastien Gambs, juge positive l’instauration de ce cadre québécois. « Il y a une volonté d’être certain que, quand il y a un système d’IA mis en place, ce n’est pas juste une expérimentation d’apprenti sorcier, mais que beaucoup d’enjeux soient pris en compte pour être sûr que ça bénéficie à la société », dit M. Gambs, qui est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en analyse respectueuse de la vie privée et éthique des données massives.

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