Le gouvernement Legault laisse sur leur appétit des organismes d’aide alimentaire scolaire, qui se désolent d’avoir manqué la rentrée des classes. Une entente financière ouvrant la voie au déploiement du programme national concocté par Ottawa a pourtant été conclue il y a près de six mois, rapporte La Presse. Au moins trois organismes à but non lucratif ont manifesté leur intérêt à participer au Programme national d’alimentation scolaire : le Club des petits déjeuners, la Cantine pour tous et la Tablée des chefs. Mais depuis que leur formulaire a été soumis, il y a plusieurs mois, ils n’ont pu commencer à s’activer aux fourneaux, Québec n’ayant toujours pas accordé le financement lié à l’accord signé le 7 mars dernier. « Plus on tarde à avoir une réponse sur les sommes qui seront allouées, plus ça complexifie l’ajout d’écoles à court terme. Et c’est sans compter, évidemment, les enjeux pour les enfants qui auraient des besoins. Il y a des familles qui ont des besoins, mais là, pour l’instant, elles ne peuvent pas y avoir accès, parce qu’il y a des délais », regrette Thibaud Liné, directeur général de la Cantine pour tous. En gros, on a manqué une rentrée scolaire à plus grand déploiement, se désole-t-il.