Prévention de l’itinérance : La banque qui sauve des vies


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Soit elle payait la somme due, soit elle se retrouvait à la rue. C’est le choix impossible auquel a été confrontée Johanne Beauchamp l’hiver dernier. À la suite d’une augmentation de loyer trop élevée pour ses moyens, la serveuse de 58 ans, accablée par de sérieux ennuis de santé, s’est retrouvée avec une dette de 3000 $ et une décision du Tribunal administratif du logement qui la condamnait à payer ou à être évincée. Grâce à la Banque d’aide au loyer de la Maison du Père qui lui a fait un prêt sans intérêt, Johanne Beauchamp a évité le pire des scénarios, rapporte La Presse. Pour Mme Beauchamp, qui a finalement pu déménager dans un autre logement, Samuel Drolet-Bégin de la Maison du Père a été l’artisan d’un véritable « miracle ». Depuis la mise sur pied de la Banque d’aide au loyer il y a un an et demi, de tels miracles se sont multipliés. Entre juin 2024 et le 31 décembre 2025, ce sont 153 ménages qui, grâce à cette initiative, ont évité de se retrouver à la rue. Parmi eux, 101 ont eu le droit à un prêt. Pour les autres, une solution a été trouvée (médiation avec le propriétaire, fiducie, etc.). Dire que l’investissement en vaut la peine, tant sur le plan humain que sur le plan financier, c’est peu dire. En prêtant en moyenne 2500 $ à un ménage pour éviter qu’il se retrouve à la rue, c’est 72 500 $ par an que l’on épargne – ce que ça coûte à l’État de laisser une personne sombrer dans l’itinérance⁠1. On s’épargne surtout des drames humains parfaitement évitables.

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