Pour une appréciation de l’enseignement : un sujet sensible


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La revendication du monde universitaire de changer l’expression « évaluation de l’enseignement » par « appréciation de l’enseignement » existe depuis plusieurs années, et à l’UQAM, nous ne faisons pas exception. En effet, le retour effectué par les personnes étudiantes constitue davantage une appréciation de la prestation qu’une évaluation à proprement parler. Le comité de négociation vous a déjà souligné à l’assemblée générale du mois de juin que l’Université a signifié une certaine ouverture dans ce sens. Il faut savoir que l’évaluation de l’enseignement est couverte par l’article 15 de notre convention collective. Ce dernier est lié à la politique no 23 de l’évaluation de l’enseignement qui est présentement en révision par un Comité institutionnel. Les travaux de ce comité sont parallèles aux séances de négociation ce qui fait en sorte de ralentir quelque peu les retours de la partie patronale. Cependant, le comité de négociation insiste pour avoir cette revendication qui s’est déjà concrétisée dans d’autres universités comme à l’Université Laval et l’UQO.

Par ailleurs, il importe de rappeler que l’évaluation de l’enseignement, bien qu’elle soit une pratique visant à améliorer l’enseignement, dans les faits, elle peut occasionner des problèmes aux personnes chargées de cours, voire une perte de lien d’emploi si la personne est en probation et qu’elle a des évaluations insatisfaisantes récurrentes. Par exemple, dans sa forme actuelle, l’évaluation des enseignements tend à ne pas faire la distinction entre la prestation en tant que telle et les conditions de cette prestation qui sont hors des mains de la personne chargée de cours. Afin de mettre l’accent sur l’objectif constructif en lien avec la raison d’être des évaluations de l’enseignement, il est de mise de considérer l’appréciation en premier lieu et de délaisser la démarche punitive d’emblée. Ainsi, lorsqu’une personne chargée de cours a un premier résultat négatif en lien avec ses enseignements, il convient d’ouvrir les canaux de communication pour mieux cerner la situation et avoir une discussion constructive avec la personne concernée. N’oublions pas que l’une de nos revendications est d’établir le taux de 60% de participation pour la recevabilité de l’évaluation ou de l’appréciation. Ceci nécessite de revoir le guide d’application de la politique de l’évaluation qui n’a pas été revu depuis plus de 20 ans.

Continuons de revendiquer l’appréciation de l’enseignement accompagnée d’une démarche constructive qui ne peuvent être que bénéfiques pour les personnes chargées de cours, les personnes étudiantes et l’université.

Comité de négociation : Amel Aloui, Alain-Guy Côté, Jean-Marc Thuotte et Benoît Coutu, VP. à la convention collective.