Plus de la moitié des aspirants médecins officiellement sans diplôme


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Plus de la moitié des finissants en médecine n’obtiendront pas leur diplôme comme prévu cette année, ont annoncé les doyens des quatre facultés universitaires du Québec. La ministre de l’Enseignement supérieur, Martine Biron, somme les fédérations de médecins « de lever dès maintenant les moyens de pression » et de reprendre leurs activités d’enseignement. « Ce report aura des répercussions directes sur l’organisation des soins dans les milieux cliniques, dès le 1er juillet 2026, date prévue de l’entrée en fonction des nouveaux médecins résidents et résidentes », peut-on lire dans un communiqué publié lundi sur le site de l’Université de Montréal. Environ 1000 finissants sont affectés. Ce retard pour la formation de la relève survient dans le cadre de négociations qui sont au point mort entre les médecins et le gouvernement Legault. Le 20 octobre avait été identifié comme point de non-retour pour reprendre l’enseignement, pour que les étudiants aient le temps de recevoir toute la matière. La Fédération médicale étudiante du Québec (FMEQ) a expliqué à La Presse que cette date a été choisie par les doyens comme limite pour reprendre les activités « sans impacts irréversibles ». « Maintenant, même si on mettait toutes les mesures possibles en place pour condenser la matière, il y en a trop pour le reste du calendrier universitaire », note la FMEQ. Pourquoi la moitié des finissants sera-t-elle touchée ? Les quatre programmes ne sont pas établis selon le même horaire, et certains ont plus de retard, répond la FMEQ. De plus, les étudiants en stage de médecine de famille ont été moins touchés que ceux dans un stage pour une spécialité, car l’enseignement aux futurs omnipraticiens est suspendu depuis moins longtemps.