Désireux de contribuer au renforcement de l’identité du Quartier latin et à la collaboration entre l’Université du Québec à Montréal et ses partenaires du quartier, plus d’une trentaine de professeurs émérites de l’UQAM se prononcent pour le changement de nom de la station de métro Berri-UQAM pour UQAM-Quartier latin, dans Le Devoir. Selon nous, le nom UQAM-Quartier latin, tel que proposé par la Société de développement commercial (SDC), représenterait beaucoup mieux la vocation de l’ensemble de cette partie de la ville, rappellerait son histoire et ses origines francophones, attirerait davantage des visiteurs de l’extérieur du quartier et contribuerait ainsi à sa revitalisation. La relance du Quartier latin, en collaboration avec ses partenaires, fait d’ailleurs partie des priorités de l’UQAM inscrites dans son Plan stratégique 2024-2029. Il semble que le terme « Quartier latin » ait été employé pour la première fois pour désigner le secteur autour des rues Saint-Denis et Sainte-Catherine à la fin du XIXe siècle. À l’époque, un milieu étudiant et intellectuel commence à se développer à la suite de l’installation, en 1878, d’une antenne montréalaise de l’Université Laval, qui deviendra l’Université de Montréal en 1919. La nouvelle université est située à l’angle sud-est des rues Sainte-Catherine et Saint-Denis. En 1988, la station Berri-De Montigny change de nom pour Berri-UQAM, en reconnaissance du rôle clé de l’Université du Québec à Montréal, dont l’ouverture en 1969 a marqué la renaissance du Quartier latin. Si la suppression du nom « De Montigny » correspond à la disparition de la petite rue du même nom, le maintien du nom « Berri », à l’époque, est lié à l’espoir que cette rue deviendra un jour une voie prestigieuse. Supprimer du nom de la station de métro le nom d’un propriétaire terrien non avéré avec certitude et disparu de longue date, et qui continuera d’exister pour nommer la rue, ne représentera pas un grand préjudice. Au contraire, marquer l’appartenance de l’UQAM au Quartier latin de Montréal tout en contribuant à sa localisation géographique et à sa valorisation constituerait certainement un geste porteur pour l’avenir.