L’excès de stress professionnel ne mène pas seulement à l’épuisement ou à la dépression. Au Québec, au moins 20 % des infarctus et autres incidents coronariens subis par des employés de bureau lui seraient attribuables, selon de nouvelles données obtenues par La Presse. Face à ce genre de constat alarmant, la loi oblige désormais les employeurs à protéger « l’intégrité psychique » de leurs travailleurs. Un dossier de Marie-Claude Malboeuf dans La Presse. Échéances insensées, patrons peu disponibles ou contrôlants, manque de reconnaissance pour le travail accompli, etc. Six grandes sources de stress professionnel peuvent provoquer des maladies cardiovasculaires. Comment remédier à cinq d’entre elles et qui court le plus de risques ? Voici ce qu’en dit l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). • Situation typique : Toucher un salaire inférieur à celui de collègues pour les mêmes efforts, ne pas bénéficier de sécurité d’emploi, n’avoir aucune perspective de promotion, être évalué sans considération pour la complexité du travail accompli. « Plus le déséquilibre entre les efforts et la reconnaissance est élevé, plus les risques à la santé sont importants », car cette iniquité « mine l’estime de soi », écrit l’INSPQ. Principales victimes : 36 % des enseignants. Quelques solutions : Reconnaître les efforts de ses employés de façon « discrète, répétée et sincère », rémunérer les heures supplémentaires, célébrer les réussites d’équipe. • Le stress professionnel ne frappe pas uniformément. Chez les femmes, ses effets coronariens se manifestent en général plus tard que chez les hommes. En revanche, certains traits de caractère assez courants peuvent accélérer les dégâts.