Nouvelle étude : Des enseignants observent une hausse de l’intolérance


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Drapeaux arc-en-ciel arrachés ou vandalisés, attaques contre des comités de diversité sexuelle et de genre, saluts nazis : tant au primaire qu’au secondaire, des enseignants observent une augmentation des comportements et des propos intolérants en classe, rapporte La Presse. C’est ce que révèle une nouvelle étude réalisée par le professeur de science politique à l’UQAM, Francis Dupuis-Déri, en partenariat avec la Fédération autonome de l’enseignement (FAE). L’étude, qui s’est penchée sur les expressions concrètes de la misogynie, de l’homophobie et de la transphobie dans les écoles, est la première du genre au Québec. « Ce que montrent les témoignages, c’est une montée de gestes et de paroles décomplexés qui fragilisent les milieux scolaires. Et ce constat ne peut plus être évité », a déclaré Francis Dupuis-Déri, en conférence de presse lundi. Il s’agit d’une étude qualitative, faite à partir de questionnaires et de groupes de discussion, correspondant « aux critères reconnus en sciences sociales », a-t-il tenu à préciser. Au total, 110 personnes qui ont travaillé dans environ 200 écoles primaires et secondaires publiques d’un peu partout au Québec ont participé à l’enquête. Les résultats vont dans le même sens que les données récoltées à partir de plus de 35 000 questionnaires remplis par des élèves du secondaire par l’organisme Gris-Montréal. Dévoilée l’an dernier, l’étude démontrait une hausse de l’inconfort des jeunes face à la diversité sexuelle. Dans les couloirs et les cours d’école, les manifestations d’intolérance ne sont plus « isolées » ou « marginales », rapporte la nouvelle étude. En effet, la « très grande majorité » des enseignants ont rapporté qu’elles étaient plus fréquentes et plus décomplexées depuis quelques années, a résumé M. Dupuis-Déri.