Metro utilise des briseurs de grève, conclut le ministère du Travail


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Metro a contrevenu au Code du travail en employant des briseurs de grève : c’est le constat auquel parviennent deux inspectrices du ministère du Travail qui ont visité les installations de l’entreprise, le 3 avril dernier, quelques jours après le déclenchement d’une grève générale à l’entrepôt de fruits et légumes et à l’entrepôt Mérite 1. « Pas plus tard qu’hier, le groupe Metro se targuait d’être une fière entreprise québécoise qui respecte la loi, rappelle la présidente de la CSN, Caroline Sennevile. Nous avons la confirmation aujourd’hui que c’est faux : en plus d’utiliser tous les stratagèmes possibles pour contourner la loi, Metro a contrevenu à celle-ci en embauchant des briseurs de grève pour faire le travail de ses employé-es. » L’enquête menée par le ministère du Travail constate également que Métro a outrepassé les mesures d’exception prévues dans le Code du travail en ayant recours à des briseurs de grève pour sortir de l’entrepôt de fruits et légumes des produits non-périssables à court terme.

Le plan de contingence de Metro, un stratagème pour contourner la loi anti-briseurs de grève

Depuis le début du conflit de travail, l’entreprise Courchesne Larose, grossiste en fruits et légumes, exploite le centre de distribution du boulevard Albert-Hudon, à Rivière-des-Prairies, au bénéfice du groupe Metro afin d’approvisionner les épiceries Metro, Super C et Adonis au Québec. Jusqu’à tout récemment, le centre Albert-Hudon appartenait au groupe Metro, qui l’utilisait pour la distribution de ses produits surgelés. Pour la CSN, il s’agit d’un stratagème par lequel Metro profite des failles du Code du travail pour faire exécuter par un sous-traitant, dans un lieu distinct de ceux visés par le conflit de travail, les tâches normalement effectuées par ses 550 salarié-es, en grève depuis le 30 mars dernier.

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