Alors que l’hiver s’installe, les incendies se multiplient dans les campements de personnes en situation d’itinérance. Les travailleurs sociaux, la police et les pompiers travaillent de concert avec elles pour les aider à se réchauffer de la meilleure façon possible, tandis qu’au cœur de l’ETS, une équipe de chercheurs imagine un réchaud efficace, sûr et facile à fabriquer. Un dossier de Chloé Bourquin dans La Presse. Dans un campement de Montréal-Nord, situé sur un terrain abandonné coincé entre une voie ferrée et le stationnement d’un Canadian Tire, Ariane Vachon discute sous la neige avec Louis. Un sac de couchage sous le bras, casquette et capuche sur la tête, celui-ci l’écoute attentivement. « Si le service incendie vient te voir, il dirait-tu que c’est safe, ton affaire ? », lance la travailleuse sociale, l’air préoccupé. Hugo Fugere, un des deux policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) qui l’accompagnent, renchérit. « Tu l’alimentes avec du bois ? La boucane, elle vient pas dans ta tente ? » Une équipe de l’École de technologie supérieure (ETS) a imaginé un réchaud à bois fabriqué à partir de simples boîtes de conserve, pour permettre aux personnes en situation d’itinérance de cuisiner et de se réchauffer facilement, de façon sûre et efficace.
• Maison Benoît Labre : Au-delà de la pipe à crack, une cohabitation qui demeure difficile.