Depuis la mise en place en France d’une loi obligeant les supermarchés à donner leurs invendus à des organismes d’aide alimentaire, des mesures semblables ont été adoptées par d’autres gouvernements dans le monde. L’idée a aussi fait l’objet d’une recommandation à l’issue de la consultation publique sur la cessation du gaspillage alimentaire à Montréal en 2021, en adéquation avec l’objectif que s’est donné la Ville de Montréal, soit de réduire le gaspillage alimentaire de 50 % d’ici 2025. Cette étude de l’institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) analyse les retombées éventuelles de l’adoption d’un règlement sur le don des surplus alimentaires à Montréal. Après une revue des effets de lois et règlements similaires dans différents pays, nous évaluons le potentiel de récupération alimentaire à Montréal. Enfin, nous proposons cinq recommandations pour augmenter le don des surplus et pour faciliter le travail de gestion des invendus effectué par les donateurs et les récupérateurs. Ces recommandations s’inspirent des exemples internationaux, prennent en considération les besoins exprimés par les acteurs du système alimentaire et tiennent compte des défis particuliers posés par la volonté de tirer parti du potentiel de récupération calculé au chapitre 3, qui implique de recueillir des denrées auprès d’un grand nombre de donateurs.