L’université ontarienne, bientôt une option abordable pour les étudiants québécois?


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À l’échelle du pays, le Québec se démarque en matière d’accessibilité aux études supérieures. Mais pour combien de temps encore ? S’il demeure plus intéressant financièrement, pour un Québécois, d’étudier dans une université de la province plutôt qu’en Ontario, c’est de moins en moins le cas, l’écart entre les frais facturés par les établissements situés sur ces deux territoires se resserrant depuis quelques années, rapporte Le Devoir. Les Québécois, dans ce contexte, seront-ils bientôt plus nombreux à se tourner vers l’Ouest pour poursuivre leurs études supérieures ? Pas nécessairement, répondent des experts. Depuis l’année scolaire 2019-2020, les droits de scolarité moyens demandés aux étudiants universitaires québécois ont augmenté de 19 % pour atteindre une moyenne de 3027 dollars déboursés cette année pour ceux qui suivent un parcours à temps plein, soit menant à 30 crédits. À titre comparatif, le salaire médian des Québécois a augmenté de 26 % entre l’automne 2019 et 2025, selon des données de Statistique Canada. Une incertitude plane d’ailleurs pour les prochaines années puisqu’à partir du 31 décembre 2026, la loi adoptée en 2022par le gouvernement Legault pour limiter l’indexation de tarifs gouvernementaux prendra fin. Celle-ci a eu pour effet de plafonner la hausse annuelle des frais imposés aux étudiants québécois à 3 %. « Une fois le plafond levé, rien ne viendra plus limiter les augmentations, qui pourraient s’avérer préjudiciables à l’accessibilité aux études et à la planification financière que doit effectuer la population étudiante », prévenait ainsi en avril dernier le CCAFE, dans un avis à la ministre de l’Enseignement supérieur.

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