Les vraies solutions aux vrais problèmes derrière le manque d’accès aux médecins de famille : l’exemple de la Suède


Classé dans : Monde social et de l’éducation | 0

Dans une série d’articles en réaction au PL106, L’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) a montré au cours des derniers mois que les vrais problèmes derrière le manque d’accès aux médecins de famille ne sont ni qu’il manque de médecins ni qu’ils et elles ne travaillent pas assez. Les vrais problèmes, auxquels le PL106 ne permet d’ailleurs pas de répondre, concernent plutôt le financement et l’organisation des services de première ligne, qui souffrent de l’hospitalo-centrisme et du médico-centrisme du réseau, ainsi que de la privatisation des services. Dans ce dernier article de la série, nous nous penchons maintenant sur les vraies solutions, en nous inspirant de l’exemple de la Suède. Contrairement au Québec, la Suède souffre d’une vraie pénurie de médecins de famille. Que l’on utilise les données de l’OCDE ou celles de l’OMS, elle se situe en queue de peloton des pays de l’OCDE pour le nombre de médecins de famille par habitant·e (voir le graphique 3 de cet article). Selon l’Observatoire européen des systèmes et des politiques de santé, le taux de postes vacants en médecine de famille atteignait 21 % en première ligne en 2018. La Suède se démarque également comme un des pays où le nombre moyen de consultations médicales par personne (graphique 1) et par médecin (graphique 2) sont les plus bas, loin derrière le Canada, qui est lui-même sous la moyenne des pays de l’OCDE.

Autres publications récentes de l’IRIS :
Dépenses militaires: lorsque contrats gouvernementaux riment avec paradis fiscaux.
Dépenses en éducation: les subterfuges du ministre Drainville.