À l’approche de la 10e édition de la Grande semaine des tout-petits, du 17 au 23 novembre, des experts se penchent sur le chemin parcouru, mais surtout sur les défis importants qui demeurent pour améliorer le développement des enfants en bas âge, dont la voix trouve, encore à ce jour, peu d’échos dans l’arène politique, rapporte Le Devoir. « Les tout-petits, ils ne votent pas, donc ça devient moins attrayant de leur donner une voix » pour le milieu politique, constate avec regret la professeure à l’UQAM et directrice scientifique de l’équipe de recherche Qualité des contextes éducatifs de la petite enfance, Lise Lemay. Ainsi, bien qu’au Québec, « on a vraiment fait des bons coups », dans la dernière décennie, afin d’améliorer le développement des tout-petits, plusieurs ombres demeurent au tableau de leurs conditions de vie. En fait, aujourd’hui, « les tout-petits arrivent à la maternelle avec plus de vulnérabilité qu’avant » dans au moins un domaine de développement, constate la directrice du Collectif petite enfance, Elise Bonneville, en citant de grandes enquêtes menées ces dernières années par l’Institut de la statistique du Québec. Une situation qui n’est pas étrangère à la crise du logement et à la hausse du prix des aliments qui a frappé le Québec ces dernières années. Dans ce contexte, en 2022, « environ le quart des parents d’enfants de 0 à 5 ans considéraient qu’ils n’avaient pas les moyens de subvenir à leurs besoins de base », évoque au Devoir la directrice de l’Observatoire des tout-petits, Julie Cailliau.