En deux ans, le nombre de projets pédagogiques particuliers (PPP) a augmenté de près de 30 % dans la province, a constaté Le Devoir. Ce sont ainsi un peu plus de la moitié des élèves de la province qui ont bénéficié l’an dernier de programmes axés notamment sur les arts, les sports ou les langues. Un phénomène qui s’accompagne toutefois de son lot de défis — financiers et organisationnels — pour le réseau scolaire public. État des lieux. Au cours des dernières années, des programmes axés sur les jeux vidéo, l’agriculture, la photographie et le plein air ont vu le jour afin de compléter l’offre plus traditionnelle de PPP axés sur la science, les arts et les sports. Le nombre de ces programmes offerts dans les écoles secondaires publiques de la province est ainsi passé de 1913, en 2022-2023, à 2476 l’an dernier, selon des données fournies au Devoir par le ministère de l’Éducation du Québec (MEQ). Une croissance qui dépasse 29 % en deux ans. « C’est énorme », constate la vice-présidente à la vie pédagogique de la Fédération autonome de l’enseignement, France-Dominique Béland. Si Québec tient tant à l’augmentation de l’offre de projets pédagogiques particuliers dans les écoles de la province, c’est parce que ces programmes peuvent contribuer à augmenter la motivation des élèves qui en bénéficient à poursuivre leur parcours scolaire. Des données du ministère font d’ailleurs état d’un taux de décrochage scolaire qui serait nettement plus bas parmi les élèves inscrits à de tels programmes.
• Le parcours ordinaire «n’existe plus» dans les écoles secondaires de Drummondville.