Les «extravagances» du projet avorté de rénovation de l’école FACE


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Cours de récréation sur le toit, construction d’un gymnase accessible par un tunnel dans une ancienne chaufferie contaminée, déplacement de la cafétéria du quatrième étage au sous-sol : le projet avorté de rénovation de l’école FACE comptait plusieurs « extravagances », a appris Le Devoir. Ce qui amène parents et architectes à remettre en question l’ampleur du projet, dont la facture de 375 millions a justifié l’annulation. En avril dernier, Le Devoir révélait que l’immense école primaire et secondaire bilingue spécialisée dans les beaux-arts, située au centre-ville de Montréal, serait mise en vente. Une décision prise par Québec en évoquant un coût de 375 millions, qu’il jugeait trop élevé, pour rénover ce bâtiment de cinq étages, d’intérêt patrimonial, construit en 1914. Québec a donc décidé d’abandonner ce projet de rénovation pour déplacer plutôt à terme l’ensemble des élèves de cette école dans deux bâtiments rénovés. C’est le cas dès cette année pour quelque 650 élèves du primaire, qui ont entamé leur rentrée scolaire dans un bâtiment de l’avenue Christophe-Colomb, sur le Plateau Mont-Royal. Ceux du secondaire continuent d’étudier à FACE, en attendant que le Centre de services scolaire de Montréal (CSSDM) soit en mesure, financièrement, de parachever la rénovation du bâtiment de la rue Saint-Urbain qui devrait les accueillir d’ici quelques années.

• Rentrée entre joie et déception dans la nouvelle école primaire de FACE.