Les deux parties souhaitent éviter une reprise des hostilité, selon Julien Tourreille


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Une délégation américaine se prépare pour reprendre les négociations avec l’Iran, a annoncé dimanche le président américain, Donald Trump. Selon des experts consultés par Le Devoir, les deux pays souhaitent probablement éviter une reprise des hostilités — malgré les messages agressifs qui continuent de fuser de part et d’autre. « Il y a l’air d’avoir la volonté de mettre “durablement” — entre guillemets ici — un terme aux hostilités, au moins pour quelques mois, ne serait-ce que pour quelques années », estime Julien Tourreille, chargé de cours et chercheur en résidence de l’observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand de l’UQAM. L’Iran ne compte pas pour l’heure participer aux nouveaux pourparlers, a rapporté dimanche la télévision d’État. Malgré leur revendication de la victoire contre les États-Unis, les Iraniens ont « tout intérêt à ce que les bombardements ne reprennent pas », estime pourtant M. Tourreille. « Je ne pense pas qu’ils veuillent encore reprendre six semaines de bombardement intensif. » « Du côté de Trump, de ce qu’on comprend, il veut se sortir de cette guerre-là, ajoute le chercheur. Du moins, il envoie des signaux indiquant qu’il aimerait passer à autre chose, tout en pouvant revendiquer une victoire. »