L’intelligence artificielle (IA) pousse les têtes dirigeantes, le corps professoral et la population étudiante à réinventer les universités, peut-on lire sur Affaires universitaires. À quoi ressemblera le secteur de l’enseignement supérieur dans dix ans? En 2035, les établissements feront-ils les mêmes choses de la même manière qu’aujourd’hui? Si le changement est inévitable, comment peut-on l’orienter de manière à renforcer la mission universitaire? Les universités sont bien placées dans la société pour favoriser la croissance et le développement des êtres humains en transmettant, en préservant et en faisant progresser les savoirs. En effet, comme le veut la pédagogie de John Dewey, nous apprenons non seulement de l’expérience, mais aussi de son étude et de sa mise en application pour produire de nouvelles idées et possibilités. Idéalement, les universités sont aussi des lieux d’épanouissement, qui aident les êtres humains à vivre en adéquation avec leurs valeurs et leurs aspirations. Dans les années à venir, les occasions ne manqueront pas d’utiliser l’IA générative, la robotique et l’automatisation pour remplacer le travail humain par la technologie. Comme tous les autres secteurs, les universités ne devront saisir que les occasions qui leur sont avantageuses – en évaluant et en établissant ce qu’elles valorisent collectivement – et rejeter celles qui contreviennent à leur vocation en matière de création de savoirs et d’épanouissement des êtres humains.