Le SPPEUQAM prend acte et va de l’avant avec le mandat de l’assemblée générale


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Pour donner suite au courriel de démission de Sylvie Goupil au poste de vice-présidence à la convention collective, le comité exécutif du SPPEUQAM en a pris acte officiellement en date du 11 décembre, jour de l’assemblée générale. Les membres du comité exécutif et du comité de négociation ne partagent pas du tout sa perception des faits qu’elle décrit et déplore l’approche utilisée. Nous ne commenterons pas ses motifs point par point, car, si elle avait souhaité en débattre, elle se serait présentée à l’assemblée générale.

Néanmoins, voici notre réponse sur les trois arguments évoqués :
• Avoir un rôle politique en tant qu’élue implique de travailler en équipe et d’exercer un leadership positif, et non d’imposer une vision. On peut ne pas être d’accord avec les décisions prises en collégialité, mais la démocratie implique de se rallier, surtout lorsqu’on est la seule personne à être en désaccord.
• Le rôle des personnes conseillères de la FNEEQ-CSN est de conseiller les membres élus du comité exécutif et de l’équipe syndicale lorsque nous les sollicitons. Elles n’ont pas de rôle décisionnel et le principe d’autonomie du syndicat a toujours été respecté.
• Le processus de préparation de la négociation s’est fait de façon démocratique avec les membres élus du Comité de négociation et les membres du Comité exécutif.

La présidence du syndicat a dû s’impliquer dans le processus de négociation lors du congé de maladie de la vice-présidente à la convention collective et à la demande des membres élus du comité de négociation. L’objectif était de prioriser la négociation et ne pas retarder le processus en absence d’une personne.

Il y a 20 ans, le processus de négociation était tout autre, ce qu’on réglait directement dans le bureau de nos vis-à-vis patronaux se règle maintenant par l’intermédiaire des avocats de l’UQAM (Bureau des relations de travail). Nous nous sommes adaptés à la judiciarisation des relations de travail en sollicitant beaucoup plus nos personnes conseillères syndicales (FNEEQ-CSN) qui possèdent l’expérience adéquate pour parler aux avocats de l’employeur. C’est pour cette raison que, depuis au moins quatre négociations, notre personne conseillère syndicale est nommée porte-parole à la table de négociation par une résolution de l’assemblée générale.

Toutes les décisions du Comité exécutif sont prises de façon démocratique, par consensus ou sous forme de vote formel (à majorité). Les procès-verbaux font mention de la personne qui propose et appuie toute résolution. Dans le cas d’une dissidence, le nom de la personne dissidente est également indiqué. Certains énoncés dans le courriel de madame Goupil sont très curieux, puisqu’elle semble maintenant se dissocier de résolutions avec lesquelles elle était d’accord, voire qu’elle a appuyé.

Pour reprendre le constat d’une collègue, la prochaine personne élue au poste de vice-présidence à la convention collective devra être pleinement consciente de la structure actuelle et devra l’accepter. Il y aura ainsi moins de malentendus.

Lors de l’assemblée générale du 11 décembre, les membres ont adopté le projet de cahier de négociation, ainsi que la résolution voulant que la négociation se fasse en mode traditionnel et que notre conseillère syndicale soit notre porte-parole à la table de négociation.

En conclusion, nous tenons à vous assurer que l’équipe syndicale assumera les services sans discontinuité et le processus de négociation se poursuit. Il nous semble plus important de travailler à l’amélioration de nos conditions de travail plutôt que nous diviser!

Nous remercions Sylvie Goupil pour son implication et lui souhaitons du succès dans ses prochains défis.

Syndicalement,
Olivier Aubry, président
Au nom du Comité exécutif du SPPEUQAM