Les membres du Syndicat des étudiant.e.s employé.e.s de l’UQAM (SÉTUE), rassemblé·e·s en assemblée générale, ont adopté à 97 % le mercredi 24 septembre un mandat de grève de 20 jours, consécutifs ou non, à déclencher au moment jugé opportun par le Conseil Syndical. Ce vote massif traduit une exaspération devant l’attitude de l’UQAM à la table de négociation. Alors que nos salaires perdent du pouvoir d’achat depuis plusieurs années et que nos conditions restent précaires, l’administration prétend qu’il n’y a pas d’argent, malgré un budget en hausse, et l’annonce que, comme pour les deux dernières années, L’UQAM prévoit encore un budget en équilibre pour l’exercice financier de 2025-2026. En effet, l’UQAM est une des seules universités au Québec à ne pas être déficitaire cette année ! Rappelons que Concordia a signé avec nos homologues du CREW-CSN une convention collective prévoyant des augmentations de 20% sur 3 ans, et ce avec un déficit annoncé de 30 millions, s’ajoutant aux déficits des années précédentes… Autre excuse de l’employeur : les ententes signées avec d’autres unités syndicales contraindraient son budget. Mais quand on compare les mêmes pourcentages d’augmentation appliqués ailleurs, la réalité saute aux yeux. Prenons les hausses du SPUQ : elles représentent plusieurs milliers de dollars annuels pour un·e professeur·e, alors qu’un·e auxiliaire d’enseignement au 2e cycle qui travaille le maximum d’heures par session ne verrait que quelques centaines de dollars de plus. En d’autres mots, même des augmentations de 20 % pour les employé·es étudiant·es n’ont rien à voir avec l’impact budgétaire des hausses consenties aux autres unités.