En reportant de cinq ans l’atteinte de la cible climatique inscrite jusqu’ici dans la Loi sur la qualité de l’environnement, le gouvernement caquiste envoie un très mauvais message à la population, déplore Valériane Champagne St-Arnaud, experte de la communication environnementale et membre du comité d’experts qui conseille Québec, rapporte Le Devoir. Jusqu’à maintenant, le Québec avait prévu de réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 37,5 % d’ici 2030, par rapport à leur niveau de 1990. Disant vouloir adopter « une approche équilibrée et responsable », le ministre de l’Environnement, Bernard Drainville, a toutefois annoncé jeudi un recul sur cet engagement. La cible devra plutôt être atteinte en 2035, en raison du « contexte déjà marqué par l’incertitude économique et commerciale, et par les tensions tarifaires », a déclaré celui qui quittera ses fonctions ministérielles pour tenter de devenir le prochain chef caquiste, et donc le premier ministre du Québec. Le recul des émissions avoisine aujourd’hui les 20 %, si l’on inclut le marché du carbone. Le secteur des transports plombe plus que jamais le bilan. « La décision du gouvernement envoie le message que le facteur “temps” n’est pas si important dans la lutte contre les changements climatiques. Or, la science est claire : la fenêtre d’action pour limiter le réchauffement climatique rétrécit de jour en jour », réplique Valériane Champagne St-Arnaud, qui est membre du Comité consultatif sur les changements climatiques chargé de conseiller le gouvernement et qui pilotait le Baromètre de l’action climatique.
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