L’Unité permanente anticorruption (UPAC) a rendu visite à plusieurs anciens étudiants et membres de l’administration du Collège supérieur de Montréal, un établissement privé subventionné qu’auraient fréquenté des étudiants ayant effectué de faux stages, a appris Le Devoir. Ayant reçu la visite des enquêteurs au cours des dernières semaines, ces étudiants et administrateurs disent tous avoir été interrogés sur cette affaire à titre de témoins. « La direction du Collège a effectivement rencontré des agents de l’UPAC à titre de témoin », a déclaré celle-ci par courriel. « Le Collège n’est au fait d’aucune enquête le visant. » Le collège a « pleinement collaboré » en répondant aux questions et en fournissant la documentation demandée concernant les « individus visés », assure la direction. En 2023, Radio-Canada révélait que des étudiants fréquentant le Collège supérieur de Montréal (CSM) — dont le modèle d’affaires dépend de formations courtes offertes à des milliers d’étudiants internationaux — avaient rempli de faux rapports de stage, dans un hôpital qui n’existait même pas, selon ce qu’avaient constaté des inspecteurs du ministère de la Santé et des Services sociaux qui étaient allés sur place. Des dizaines d’anciens étudiants étrangers d’un collège privé montréalais sous la loupe de Québec affirment que leur dossier de résidence permanente a été mis sur pause en raison d’allégations de possibles fraudes concernant des stages. Devant le silence radio des autorités qu’ils ont contactées sans relâche pendant des mois, ils sont en proie à une grande détresse alors qu’ils craignent de perdre leur statut.