Le bien-être des élèves s’améliore au Québec, mais des inégalités importantes persistent, montrent les résultats d’un grand coup de sonde dévoilé mercredi, rapporte Le Devoir. Car les élèves à besoins particuliers et ceux fréquentant l’école publique sont surreprésentés parmi les jeunes vivant plus de tristesse et d’anxiété sociale, étant victimes d’intimidation et faisant un usage « problématique » des écrans. Du 2 au 13 février, un peu plus de 12 000 parents d’enfants fréquentant des écoles primaires et secondaires de la province ont été sondés dans le cadre de la troisième édition de l’enquête sur le bien-être des familles québécoises, supervisée par Mélissa Généreux, professeure titulaire à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke. Globalement, cette enquête permet de noter une très faible progression de la qualité de vie des enfants au Québec, qui a été analysée à partir des réponses à une série de questions posées à leurs parents. Celles-ci portaient notamment sur la tristesse et la solitude ressentie par les enfants, de même que leur niveau d’énergie et la relation qu’ils entretiennent avec leurs parents et leurs amis. Le diable est toutefois dans les détails. Ainsi, les résultats de ce sondage, rendus publics mercredi, font état d’une proportion nettement plus élevée d’élèves à besoins particuliers ayant une qualité de vie considérée comme faible, sur la base des indicateurs analysés. Au secondaire, 24 % d’entre eux seraient dans cette situation, contre 9 % pour les élèves qui n’ont pas de besoins particuliers. Les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage sont également surreprésentés parmi ceux ayant un « usage problématique » des écrans, qui interfère avec leurs activités sociales et génère des problèmes familiaux. Ils sont aussi plus susceptibles de vivre de l’anxiété sociale et de subir de l’intimidation à l’école, selon cette enquête.