Laurence Grondin Robillard : Après Karen, voici Jessica, la jeune femme toxique


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Elle adopte un comportement faux et hypocrite. Elle est associée à la trahison amoureuse. Voici Jessica, un surnom employé sur TikTok pour mettre de l’avant le stéréotype d’une jeune femme toxique. Jessica, c’est le mème de la génération Z, explique Laurence Grondin Robillard, professeure enseignante à l’École des médias, en entrevue à La Presse. « Contrairement à Karen, Jessica ne confrontera pas les gens directement. Elle le fera sur les réseaux sociaux. Jessica est plus jeune, plus techno, mais plus dramatique aussi. » Traiter une personne de « Jessica » vient fermer la porte à toute discussion et empêche d’aller au-delà du mème. « Ce mème est un stéréotype. En y adhérant, on simplifie et on généralise un problème. Les communications deviennent plus difficiles, même si on trouve la blague très drôle », explique Mme Grondin Robillard. En visant plus particulièrement les femmes, on entretient le fait qu’elles sont chiantes en personne, comme Karen, et chiantes en ligne, comme Jessica, explique Mme Grondin Brouillard. « Les femmes risquent également de se retenir de s’exprimer sur un sujet X, par peur de se faire traiter de Jessica. »

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