Des travailleuses du soutien scolaire sont renvoyées dans le cadre de l’application de la Loi visant notamment à renforcer la laïcité dans le réseau de l’éducation et modifiant diverses dispositions législatives (la Loi). Cette situation, vivement dénoncée par la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), touchait au moins 12 salariées du Centre de services scolaire des Mille-Îles (CSSMI) au moment d’écrire ces lignes. Ce nombre est cependant appelé à augmenter alors que d’autres centres de services scolaires ont entamé les travaux en vue de se conformer à la Loi. « Mais, en plus du drame humain qui se joue, en agissant de la sorte, le CSSMI risque de provoquer une crise, affirme la présidente du Secteur soutien scolaire de la FEESP Annie Charland. Pour le moment, on parle de quelques écoles, d’une partie du CSSMI et ça touche déjà 12 salariées qui s’occupent chacune de 20 à 45 enfants, selon les contextes. On parle donc de 240 à 540 enfants pour lesquels on doit trouver de nouvelles travailleuses. C’est déjà difficile d’embaucher dans ce secteur à la rentrée… en plein hiver, oubliez ça! Soit la charge va retomber sur les collègues déjà au bout du rouleau, soit on tombera en bris de service. J’aimerais que ce soient les ministres de la CAQ qui expliquent ça aux parents ; qu’ils doivent venir chercher leur enfant pour le dîner. » Comme d’autres centres de services scolaires, le CSSMI a récemment envoyé une lettre à toutes les membres visées de son personnel de soutien pour leur demander de se conformer, dans un court délai (5 à 7 jours ouvrables selon les cas), à la Loi, sous peine de congédiement. Les 12 cas de cessation d’emploi, au CSSMI, sont les premiers qui ont été signalés aux syndicats de la FEESP–CSN, mais, les démarches étant encore en cours, de nombreuses autres situations sont à prévoir.