La violence à caractère sexuel trop souvent banalisée, conclut le protecteur national de l’élève


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Les actes de violence à caractère sexuel ne sont pas traités avec le sérieux qu’il faut dans le réseau scolaire, conclut le protecteur national de l’élève, Jean-François Bernier, qui a déposé son rapport 2024-2025 mercredi, rapporte Le Devoir. Il s’agit du deuxième rapport annuel de cet organisme qui a été mis en place en 2023. Au total, en 2024-2025, il y a eu 1077 plaintes et signalements reçus, une légère hausse par rapport aux 1006 enregistrés l’année précédente. Sur les 1077 plaintes ou signalements, 133 étaient relatifs à des actes de violence à caractère sexuel, tandis que dans une autre catégorie, les plaintes pour des situations de violence et d’intimidation (violence physique ou verbale et cyberintimidation) sont passées de 60 à 86. Les autres plaintes et signalements, soit 944, sont relatifs aux services scolaires — dont un dossier de plaintes multiples touchant 144 plaignants — et du total, 672 étaient considérés comme « terminés ». Un total de 64 plaintes et signalements sur le motif de violence à caractère sexuel ont été jugés fondés et 55 non-fondés, tandis que pour le solde restant, des démarches de « facilitation », de correction ou autres ont été entreprises. « Des constats émergent quant à la banalisation des situations dénoncées et à l’insuffisance des mesures mises en place pour soutenir tous les élèves impliqués, mais également pour encadrer l’élève auteur et sécuriser l’élève victime et les élèves témoins, le cas échéant », poursuit-il.