Depuis que François Legault a annoncé qu’il donnait raison aux jeunes caquistes qui souhaitent attaquer les organisations syndicales, nous sommes sur le pied d’alerte. Ce gouvernement nous a habitués à sortir des lapins de son chapeau dès qu’un groupe lui déplait. La CAQ vise de plus en plus clairement à affaiblir les contre-pouvoirs qui jouent un rôle essentiel en démocratie. La classe ouvrière organisée n’y fait pas exception et nous subissons attaque après attaque, et ce, depuis des années. Cette lubie de s’en prendre aux organisations syndicales, aux travailleuses et travailleurs, ainsi qu’aux personnes les plus vulnérables, est typique d’un parti autoritaire en déclin qui cherche par tous les moyens possibles à s’accrocher au pouvoir. Legault se comporte comme un mini-Trump qui fait taire, par tous les moyens à sa portée, les voix dissonantes. La dernière attaque caquiste au moment d’écrire ces lignes : rendre facultative une partie des cotisations syndicales. Je ne m’étendrai pas sur les couches de bureaucratie supplémentaires qui devront être mises en place pour que ça fonctionne. L’objectif serait, entre autres, d’empêcher les organisations syndicales de participer à des mouvements sociaux « qui ne sont pas liés directement à la représentation des membres ». Nous ne pourrions plus faire de dons à des groupes citoyens, de campagnes publicitaires, ou contribuer financièrement à des recours devant les tribunaux. Rien de moins. Le CCMM–CSN contribue à de nombreuses causes sociales — tout comme la CSN et ses organisations affiliées. Pensons aux différents organismes que nous appuyons : l’Union des travailleuses et travailleurs accidentés (UTTAM), le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (IWC-CTI), le Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT), le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), parce que oui, beaucoup de nos membres sont locataires. Lire la suite du billet de blogue du CCMM-CSN.