Journalistes en danger : Nos yeux et nos oreilles à Gaza sont pris pour cibles


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Un collectif de 52 journalistes, retraités, actifs et enseignants, dont Guy Bois, Frank DeSoer et Richard Bousquet, lance un appel à la solidarité envers les journalistes de la bande de Gaza dont le travail est rendu impossible, dans un texte publié par La Presse. Nous sommes un groupe de journalistes québécois souhaitant exprimer toute notre solidarité envers nos collègues de la bande de Gaza, qui exercent leur métier dans des conditions effroyables. Nous joignons ainsi notre voix à celle de nombreux autres associations et syndicats de journalistes internationaux, dont la Fédération internationale des journalistes, qui représente 600 000 professionnels des médias dans plus de 140 pays, ainsi que la Fédération européenne des journalistes, qui ont dénoncé ces conditions au cours des derniers mois. Depuis 22 mois, plus de 200 journalistes et travailleurs médiatiques palestiniens sont tombés sous les bombes ou sous les balles israéliennes, « dont au moins 46 ciblés en raison de leur activité journalistique », selon Reporters sans frontières et le consortium d’enquête de médias Forbidden Stories. Encore, le 10 août, cinq journalistes du réseau Al-Jazeera ont péri dans une frappe ciblée sur leur tente, dans la ville de Gaza. Reporters sans frontières dénonce l’« assassinat revendiqué » par l’armée israélienne d’une des victimes de cette frappe, Anas al-Sharif. Ce conflit meurtrier a déjà tué plus de journalistes et de travailleurs de médias que toutes les guerres réunies depuis le début du XXsiècle, affirme l’Institut Watson de l’Université Brown, au Rhode Island.