Hausse des loyers, «rénovictions», déplacements de population: plusieurs quartiers et arrondissements montréalais sont en pleine gentrification depuis deux ou trois décennies. Face à ce phénomène, les classes populaires et certains segments des classes moyennes sont de plus en plus contraints de choisir entre vivre dans un espace restreint, consacrer une part toujours croissante de leurs revenus au logement ou s’éloigner encore davantage du centre-ville, des services et des transports. Afin d’analyser les dynamiques et les conséquences sociales de la gentrification à Montréal ainsi que les formes de résistance qu’elle rencontre, l’ouvrage Gentrifications et résistances à Montréal, publié sous la direction du professeur du Département de sociologie Marcos Ancelovici, regroupe des textes de spécialistes de l’urbanisme, des mouvements sociaux et de l’histoire sociale. Il fait également entendre la voix de porte-parole d’organismes de lutte pour le droit au logement à Montréal et au Québec. Le chargé de cours de l’École de travail social Jean-Vincent Bergeron-Gaudin et la professeure du Département d’études urbaines et touristiques Hélène Bélanger ont collaboré à cet ouvrage, peut-on lire sur Actualités UQAM. Publié aux Presses de l’Université de Montréal.