Jean Laberge cherche l’esprit du lieu


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Les cinéastes comme les architectes posent un regard singulier sur leur environnement. Celles et ceux qui ont la tâche de tracer les plans de nos maisons ou de nos lieux de rassemblement se laissent-ils influencer par le cinéma ? Dans la série La leçon d’architectureLe Devoir va à la rencontre d’architectes pour parler de leur métier, mais à travers le filtre du septième art. Natif de la région de Québec, le chargé de cours Jean Laberge ne se doutait pas que sa mission serait de préserver, et de remodeler, le visage architectural de Montréal. D’un contrat à l’autre, il s’est d’abord impliqué dans la transformation de différents bâtiments chargés d’histoire de la métropole (le couvent de la Congrégation de Notre-Dame, le collège Dawson) et d’autres qui ont renouvelé leur profil (Le 1000 De La Gauchetière). À la fin des années 1980, il s’est retrouvé à la Ville de Montréal, travaillant pour différents services, offrant des cures de jouvence à bon nombre d’édifices (le chalet du parc du Mont-Royal), de lieux publics (le marché Maisonneuve) et de sites emblématiques (le Jardin botanique). Sa passion pour le patrimoine, et pour l’Italie, a pris une autre forme ces dernières années, lorsqu’il a entrepris une maîtrise à l’UQAM. Il s’est intéressé au cinéma italien d’après-guerre (celui de Vittorio De Sica, Paolo Sorrentino, Federico Fellini, etc.) et aux diverses représentations des quartiers de Rome baignés par le Tibre, ce fleuve qui traverse la Ville éternelle.