Itinérance et grands froids : Chaque hiver, des amputations


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Tous ne sont pas égaux face au froid qui s’installe ces jours-ci sur Montréal. Chaque hiver, des itinérants perdent un pied, des doigts et parfois une jambe à cause du froid mordant dont ils ont de la difficulté à se protéger, rapporte La Presse. En plus d’être traumatisantes, ces amputations compliquent des vies déjà emmêlées dans les difficultés et la vulnérabilité. Le chirurgien plastique Ali Izadpanah use de son bistouri sur des patients aux antipodes de la société, entre les riches clientes de sa clinique privée de Westmount et les itinérants, qui constituent une partie de sa pratique au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM). L’hiver dernier, son service a reçu 20 personnes atteintes d’engelures importantes à haut risque d’amputation, dont « une bonne moitié » sont des itinérants, explique-t-il à La Presse. Une hausse par rapport à la douzaine de cas que le CHUM reçoit habituellement chaque hiver. Ces patients sont beaucoup plus à risque de complications. « La personne qui retourne dans la rue, très souvent, malheureusement, elle ne revient pas pour les rendez-vous de suivi, illustre-t-il. Ça finit avec la plaie qui n’est pas guérie, avec une infection, avec le risque d’avoir une autre amputation. »