Inquiétudes face au manque de profs et sur la qualité des services offerts aux élèves


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À peine le tiers des Québécois estiment que le niveau des services offerts aux élèves du réseau scolaire de la province répond à leurs besoins de façon satisfaisante, montre un récent coup de sonde, qui témoigne également des inquiétudes que soulève la pénurie d’enseignants au sein de la population. « On le voit que, présentement, les écoles n’ont pas les moyens financiers et les ressources humaines pour être capables de bien répondre aux besoins qui sont identifiés pour les élèves », relève en entrevue le président de la Fédération des syndicats de l’enseignement, Richard Bergevin. Ce n’est pas anodin si les résultats de ce sondage, commandé par la Centrale des syndicats du Québec à la firme Léger, sont rendus publics cette semaine. Mardi prochain, le ministre des Finances, Eric Girard, procédera à une mise à jour économique qui soulève espoir et appréhensions dans le réseau scolaire. « Dans le budget d’une province, il y a parfois des surplus, parfois des creux, mais ce qu’il faut, c’est de s’assurer de rendre le budget du réseau scolaire le plus stable possible, parce que ça crée des problèmes quand on fait varier les budgets de façon importante », constate M. Bergevin. Or, le sondage, que Le Devoir a pu consulter sous embargo, indique que 88 % des 1022 répondants québécois sont en accord avec l’affirmation selon laquelle « malgré le contexte économique et les difficultés financières du gouvernement, celui-ci doit protéger le financement du système d’éducation et les services offerts ». À l’inverse, seulement 34 % des répondants estiment que le niveau des services offerts aux élèves dans les écoles de la province est suffisant « pour répondre à leurs besoins ».