Pour la première fois en près de 30 ans, plus de personnes ont quitté le Québec qu’il n’en est arrivé. Au total, la province a perdu 7126 migrants en 2025, selon des données publiées mercredi par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), rapporte La Presse. Ce recul s’explique presque entièrement par le départ massif de résidents non permanents : en 2025, ils ont été 51 413 de plus à quitter le Québec qu’à y entrer. Autrement dit, des dizaines de milliers de travailleurs étrangers temporaires, d’étudiants et d’autres titulaires de permis ont quitté le Québec, souvent parce que leur statut ne leur permettait plus de rester. Le mouvement pourrait se poursuivre cette année. Plusieurs résidents non permanents arrivent à la fin de leur permis sans avoir obtenu les autorisations nécessaires pour rester. Au total, le Québec comptait encore 514 039 résidents non permanents au premier trimestre de 2026, selon les estimations de Statistique Canada. Parmi eux, les demandeurs d’asile représentent 191 492 personnes, soit plus du tiers de l’ensemble. Les autres se répartissent entre les titulaires de permis de travail, les étudiants étrangers et d’autres catégories de résidents non permanents. Fait à noter : contrairement aux travailleurs temporaires et aux étudiants, dont les effectifs ont commencé à reculer, les demandeurs d’asile, eux, ne baissent pas. La population du Québec a légèrement reculé en 2025, passant de 9 043 463 à 9 033 887 habitants, soit une baisse de 9576 personnes, selon des données publiées mercredi par Statistique Canada. Le solde migratoire négatif (-7126) explique l’essentiel du recul. Le reste (2450 personnes) reflète un accroissement naturel négatif, les décès ayant dépassé les naissances. Sans les pertes migratoires, la population aurait donc au mieux stagné.