Votre adolescent utilise des robots conversationnels comme ChatGPT et ça vous inquiète ? Ne cédez pas à la panique. Inutile de diaboliser l’intelligence artificielle (IA), qui fait partie de leur vie, disent des experts. Mais restez aux aguets. Conseils et survol du phénomène par La Presse. De plus en plus de jeunes utilisent des robots conversationnels comme ChatGPT. Au Centre hospitalier universitaire (CHU) Sainte-Justine, la clinique de médecine de l’adolescence demande depuis peu à tous ses patients quelle utilisation ils font de l’intelligence artificielle. « Plus de la moitié utilisent l’IA de façon régulière et essentiellement pour de l’aide aux devoirs », dit le Dr Olivier Jamoulle, pédiatre et chef de service médical. Environ un sur dix a recours à l’IA pour obtenir des conseils personnels, estime-t-il. Il s’agit, par exemple, d’adolescents « fragilisés » qui souffrent d’un trouble d’anxiété ou d’un trouble du spectre de l’autisme. Certains voient dans les robots conversationnels d’excellents conseillers. « En clinique, j’ai déjà vu des jeunes qui disent : “ChatGPT donne de meilleurs conseils que les gens proches de moi”, rapporte le Dr Jamoulle. C’est là qu’on arrive dans quelque chose d’assez inquiétant. » Le médecin croit que l’utilisation de l’IA par les jeunes doit devenir un enjeu de « santé publique ». « C’est un outil fabuleux, mais ça va prendre un guide d’emploi », illustre-t-il. C’est la clé, selon les experts consultés. « Il faut ouvrir la discussion et pas forcément l’aborder d’un point de vue négatif », conseille Simon Duguay, enseignant d’informatique au secondaire, qui donne des conférences sur l’IA à des comités de parents.
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