De plus en plus de Québécois veulent garder les immigrants temporaires déjà en emploi. Un sondage Léger réalisé pour l’Union des municipalités (UMQ) montre que 83 % des répondants souhaitent qu’ils puissent rester, rapporte La Presse. « Les résultats confirment ce que j’entends et vois sur le terrain : la population est vraiment derrière nous et solidaire dans cet enjeu-là », affirme Geneviève Dubois, mairesse de Nicolet et vice-présidente de l’UMQ. À l’inverse, seuls 8 % estiment que ces travailleurs ne devraient pas pouvoir demeurer au Québec, tandis que 9 % préfèrent ne pas se prononcer. Cet appui s’inscrit dans une tendance à la hausse. En novembre 2025, 79 % des répondants disaient déjà vouloir que les immigrants temporaires en emploi puissent rester. L’appui est élevé dans toutes les régions du Québec. À Montréal comme ailleurs, plus de 8 répondants sur 10 souhaitent que les travailleurs étrangers temporaires puissent demeurer ici. Les résultats varient peu selon l’âge. L’adhésion est particulièrement forte chez les 55 ans et plus, mais elle demeure majoritaire chez les plus jeunes adultes. Les femmes affichent aussi un niveau d’appui légèrement supérieur à celui des hommes. Au-delà du droit de rester, une nette majorité des Québécois appuient également le renouvellement des permis de travail. Le sondage indique que 77 % des répondants jugent que le gouvernement fédéral devrait faciliter le renouvellement des permis pour les travailleurs déjà établis au Québec. Ces résultats surviennent alors que de nombreuses municipalités font face à des pénuries de main-d’œuvre persistantes. Dans plusieurs régions, les employeurs misent sur l’intégration durable des travailleurs étrangers déjà présents pour soutenir l’économie locale.