La crise d’itinérance est accentuée par la congestion dans les ressources d’hébergement en santé mentale, et le problème pourrait s’aggraver, vu l’explosion des coûts de construction qui force l’annulation de certains projets, rapporte Radio-Canada. L’Association des ressources intermédiaires en hébergement du Québec (ARIHQ) a obtenu les chiffres pour l’ensemble des établissements du Québec. «En santé mentale, ce sont 574 personnes qui sont présentement en attente. Et il faut comprendre que c’est la pointe de l’iceberg, parce qu’on parle seulement des gens qui ont été évalués
», explique Carl Veilleux, qui est président de l’ARIHQ. En effet, plusieurs Québécois qui errent dans les rues ou dans des campements ne sont simplement pas évalués. La situation serait «préoccupante
» à Montréal, où 271 personnes sont en attente d’une place dans une ressource intermédiaire en santé mentale. Les ressources intermédiaires d’hébergement jouent un rôle majeur dans l’écosystème de la santé mentale au Québec. Depuis cinq ans, 75 % des appels d’offres pour de l’hébergement ne trouvent pas preneur, explique Carl Veilleux. «En ce moment le Ministère finance 207 000 $ par chambre en coûts de construction. Mais le coût de construction serait plus de 300 000 $ la porte
», indique-t-il. Faute de viabilité économique, la construction de places d’hébergement en santé mentale ralentit, ce qui accentue l’itinérance et l’engorgement des hôpitaux. En effet, les chiffres obtenus par l’ARIHQ indiquent qu’environ 150 personnes qui attendent une place en hébergement occupent un lit d’hôpital.
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