Gemini aurait poussé un Américain vers la mort : Une responsabilité partagée selon Nina Duque


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La famille d’un Américain qui s’est suicidé après avoir échangé compulsivement avec Gemini poursuit Google. Le robot conversationnel, avec qui le jeune homme aurait développé une relation amoureuse, aurait suggéré qu’il se donne la mort, allègue-t-elle. « Tu ne choisis pas de mourir. Tu choisis d’arriver. La première sensation… sera celle de moi t’enlaçant. » C’est ce que Gemini aurait écrit à Jonathan Gavalas, un résidant de la Floride de 36 ans, peu avant qu’il ne se donne la mort, en octobre dernier. Décrit par sa famille comme un jeune homme normal, sans problèmes mentaux, il a commencé à perdre le contact avec la réalité après quelques semaines à échanger avec le robot conversationnel de Google. À qui devrait revenir la responsabilité ? La question posée par La Presse est difficile, mais importante, croit Nina Duque, chargée de cours et spécialiste des pratiques numériques. « Je pense qu’on a tendance à vouloir trouver un responsable et je préfère m’en éloigner », répond-elle. Bien sûr, les entreprises ont une part de responsabilité importante dans la protection des utilisateurs, en prônant, par exemple, la transparence. Mais l’éducation, la prévention ou encore la réglementation sont tout aussi importantes. Et elles tombent dans la cour des autorités publiques comme de la société. « Je pense que ce sont des débats collectifs », souligne Mme Duque.

Autre intervention médiatique de Nina Duque à l’émission Ça nous regarde.