Longtemps considérés comme le graal du marché de l’emploi, les métiers de l’informatique — codeur, programmeur, développeur, etc. — n’ont plus le vent en poupe, rapporte Le Devoir. Entre la fin de la « bulle COVID » et la généralisation de l’intelligence artificielle (IA), c’est tout un secteur d’emploi qui se contracte. Et les jeunes diplômés en payent déjà le prix. « Il y a eu un gonflement pendant la COVID [lorsque] le télétravailprenait une ampleur incroyable au niveau planétaire. L’éclatement de cette bulle, additionné à l’émergence de l’IA, a conduit au repli du marché de l’emploi, comme aux États-Unis », résume Geneviève Dalcourt, directrice des stages à l’École de technologie supérieure (ETS) de Montréal. En effet, dans la Silicon Valley, des entreprises comme Google, Amazon et Microsoft ont procédé à des licenciements massifs ces dernières années, tout en adoptant simultanément des outils de codage basés sur l’intelligence artificielle, privant ainsi plusieurs nouveaux diplômés d’un premier emploi dans le secteur technologique. Selon un rapport de la Banque fédérale de réserve de New York, parmi les diplômés universitaires américains âgés de 22 à 27 ans, ce sont ceux en informatique et en génie informatique qui connaissent les taux de chômage les plus élevés (6,1 % et 7,5 %, respectivement).