Femmes sans-abri : Des proies dans la rue


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Les refuges d’urgence pour femmes de Montréal ont refusé 41 000 demandes d’hébergement l’an dernier, révèlent des données obtenues par La Presse. Un record. Dans la rue, ces femmes sont des proies. Sans endroit où aller, elles sont violées, battues, volées et survivent la peur au ventre. La Presse s’est plongée dans leur quotidien. Un reportage de Gabrielle Duchaine et de Martin Tremblay. Les sept organismes membres du Partenariat pour la prévention et la lutte à l’itinérance des femmes ont dû refuser l’an dernier 41 469 demandes de femmes qui voulaient dormir en sécurité. Ces mêmes organismes offrent 256 places en hébergement. Pendant un mois, Sandra Berthiaume s’est fait violer la nuit. Son agresseur ajoutait en cachette du fentanyl dans son crack. Il attendait qu’elle perde la carte. Puis il entrait dans sa tente. Sandra a mis des semaines avant de comprendre ce qui se passait. Certains matins, elle avait mal. Elle avait bien sûr des doutes. Une amie et des intervenants de la Mission Old Brewery, devant laquelle était son campement, boulevard Saint-Laurent à Montréal, l’ont prévenue que quelque chose clochait. « Mais je voulais pas y croire. » Trois femmes itinérantes se racontent.

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